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Plan de communication et de visibilité d'un projet financé par un bailleur

Une ONG, une association ou une institution qui reçoit un financement doit presque toujours rendre visible le projet et son soutien. Le plan de communication et de visibilité est le document qui organise cela. Bien conçu, il protège la relation avec le bailleur, valorise le travail de terrain et facilite le rapport final.
Cet article explique ce que les bailleurs attendent, comment structurer le plan en six parties et quelles erreurs éviter.
À quoi sert ce plan
Il répond à trois besoins. D'abord, respecter les obligations de visibilité du contrat. Ensuite, faire connaître le projet auprès des bénéficiaires, des partenaires et du public. Enfin, garder des traces des activités pour rendre compte. Sans plan, la communication se fait au coup par coup, souvent trop tard et sans budget.
Ce que le bailleur attend
Chaque bailleur a ses règles, souvent détaillées dans le contrat ou un guide de visibilité. Lisez-les avant de rédiger quoi que ce soit. On y trouve en général:
l'usage obligatoire du logo et de la mention du financement;
les supports concernés (affiches, rapports, site, publications, événements);
des règles de validation avant diffusion;
des exigences de rapport sur les activités de communication.
En cas de doute sur une règle, posez la question à votre interlocuteur chez le bailleur avant de produire, pas après.
Les six parties d'un plan solide
1. Objectifs. Que doit-on obtenir: faire connaître le projet, informer les bénéficiaires, mobiliser les partenaires, rendre compte au bailleur ? Deux ou trois objectifs suffisent, formulés de façon mesurable.
2. Publics cibles. Bénéficiaires, communautés, autorités, partenaires, grand public, médias. Pour chacun, précisez le message et le canal le plus adapté. Un message à une communauté rurale passe souvent par la radio ou une réunion, pas par un réseau social.
3. Messages clés. Quelques phrases simples, vérifiables, adaptées à chaque public, dans la ou les langues utilisées sur le terrain.
4. Activités et supports. Site ou page projet, réseaux sociaux, publications imprimées, vidéos, événements, relations presse. Associez chaque activité à un public et à un objectif.
5. Calendrier et budget. Une ligne budgétaire dédiée, un calendrier aligné sur les temps forts du projet (lancement, jalons, clôture) et les responsables nommés.
6. Suivi et rapport. Des indicateurs simples: nombre d'activités réalisées, portée des publications, participation aux événements, retombées médias. Prévoyez un rapport régulier au bailleur.
Structure type du document
Voici un canevas simple pour votre document:
Contexte du projet et règles de visibilité du bailleur
Objectifs de communication
Publics, messages et canaux (un tableau)
Plan d'activités et calendrier
Budget et responsabilités
Indicateurs et modèle de rapport
Annexes: logos, modèles de mention du financement, formulaire d'autorisation d'image
Bonnes pratiques de terrain
Prévoir la collecte de photos et témoignages dès le début du projet, avec le consentement écrit des personnes.
Nommer une personne responsable de la visibilité, même à temps partiel.
Créer un dossier partagé où sont classées toutes les preuves d'activités.
Faire valider les supports sensibles par le bailleur avant impression ou publication.
Raconter des résultats concrets pour les communautés, pas seulement la liste des activités.
Les erreurs fréquentes
Rédiger le plan à la fin du projet, quand il n'y a plus de budget.
Oublier l'accord préalable pour utiliser une image de personne, surtout d'un enfant ou d'une personne vulnérable.
Parler du bailleur sans parler des résultats concrets pour les communautés.
Ne conserver aucune preuve des activités (photos, captures, liste de diffusion), ce qui complique le rapport final.
Utiliser un logo ancien ou mal reproduit, alors que le bailleur impose des règles précises.
Questions fréquentes
À quel moment faut-il rédiger le plan ? Au démarrage du projet, en même temps que le plan d'action général, pour prévoir le budget.
Le plan doit-il être long ? Non. Dix à quinze pages claires valent mieux qu'un document que personne ne lit.
Qui doit le valider ? La direction du projet, et le bailleur si son contrat l'exige.
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